La certification PMP® représentait pour moi une étape naturelle dans mon parcours. Après plusieurs années d’une démarche d’apprentissage construite brique par brique — du Python au Machine Learning, du Lean Six Sigma à l’IA, de l’architecture système aux méthodes agiles — il devenait essentiel de consolider le socle méthodologique qui soutient mon métier.
Le PMP® n’est pas une certification isolée, mais la suite logique d’un chemin que je construis depuis 2020, avec la conviction que se former en continu n'est pas une option mais une nécessité.
Une démarche d'apprentissage continu, bien avant le PMP®
Tout a commencé en 2020, lors d'une période qui a conduit beaucoup d'entre nous à faire une pause et à réfléchir à l'essentiel. Pour moi, cette période a été le point de départ d'un investissement personnel intense dans la formation continue. En quelques mois, j'ai enchaîné une dizaine de MOOCs couvrant des domaines variés : Python, SQL, UML, architecture de systèmes, Machine Learning, intelligence artificielle, développement web...
Ce qui m'animait ? Une curiosité sincère, et une conviction forte : pour accompagner efficacement des équipes projet dans un monde en transformation, il faut comprendre les langages qui façonnent ce monde — ceux du numérique, de la data et de l'IA.
En parallèle, ma montée en compétence en Lean Six Sigma, du Green Belt (2017) au Black Belt (2021), m’a donné une rigueur méthodologique essentielle pour structurer la résolution de problèmes complexes et piloter la performance.
Pourquoi le PMP® ? Et pourquoi maintenant ?
Dans mes fonctions de PMO et de responsable de transformation, j'interviens régulièrement pour clarifier des processus, harmoniser des méthodes et accompagner des chefs de projet aux niveaux d'expérience très différents. J'avais accumulé des années de pratique, mais je ressentais le besoin de disposer d'un cadre théorique solide, reconnu et partagé — une référence commune pour mieux structurer mes accompagnements.
Le PMP® s'est imposé naturellement. Non pas comme une fin en soi, mais comme un outil au service de mon action quotidienne. Et comme un signal fort vis-à-vis des équipes que j'encadre : la formation continue n’est pas un discours, c’est une pratique.
La préparation : méthode et régularité
J'ai rédigé mon dossier d'inscription en mai 2025, et démarré les révisions sérieuses en septembre/octobre 2025. Forte de mon expérience avec les certifications Lean et les MOOCs techniques, je savais que la clé résidait dans l'alternance régulière entre théorie et pratique.
J'ai choisi de passer l'examen en anglais, ce qui m'a ouvert à la richesse des ressources disponibles dans cette langue. Mes supports principaux :
- Le PMBoK, pour la structure et les concepts fondamentaux
- Le StudyHall PMI, pour l'entraînement et la compréhension de la logique des questions
Un conseil que je partage volontiers : réaliser au moins deux examens blancs complets dans les conditions réelles de l'examen, pauses comprises. Cette simulation m'a été précieuse pour apprivoiser la durée et gérer la fatigue cognitive. L'examen a été réussi en février 2026.
Ce que cette préparation m'a apporté
Au-delà de la certification elle-même, cette période de préparation a été un temps de consolidation précieux. Elle m'a permis de revoir mes fondamentaux, de mieux formaliser certains concepts que je pratiquais de façon intuitive, et d'améliorer concrètement la manière dont j'accompagne les chefs de projet.
Aujourd'hui, j'aborde mes missions avec plus de structure, de cohérence et de clarté dans les outils que j'utilise.
Le Lean Six Sigma et le PMP® : un tandem puissant
Ce qui fait peut-être la singularité de mon parcours, c'est la combinaison du PMP® avec le Black Belt Lean Six Sigma. Ces deux référentiels sont complémentaires : le PMP® structure la conduite de projet dans sa globalité, le Lean Six Sigma affûte la capacité à optimiser les processus, à mesurer la performance et à ancrer le changement dans la durée.
Dans mes rôles de PMO et de responsable de transformation, ce tandem me permet d'intervenir à deux niveaux : celui du pilotage global des projets, et celui de l'amélioration continue des pratiques. C'est une posture que je trouve particulièrement utile dans des environnements industriels complexes.
Une ouverture sur les technologies de demain
Depuis 2023, j'ai complété ma démarche par des MOOCs sur l'IA, l'IoT, le MBSE — Model-Based Systems Engineering. Ces formations ne sont pas anecdotiques : elles reflètent ma conviction que les chefs de projet et PMO de demain devront comprendre les enjeux du numérique, de la data et de l'intelligence artificielle pour rester pertinents et utiles.
Se former à ces technologies, ce n'est pas devenir expert — c'est acquérir un niveau de compréhension suffisant pour dialoguer avec les équipes techniques, anticiper les risques et saisir les opportunités qu'elles génèrent pour nos projets.
En guise de conclusion
Si je devais résumer ce que cette expérience m'a appris, ce serait ceci : la certification PMP® n'est pas réservée aux débutants en gestion de projet, ni aux experts qui veulent valider leur expérience. Elle est utile à tous ceux qui souhaitent disposer d'un cadre commun, structurer leur pensée et progresser dans leur posture de professionnel de projet.
Et si, comme moi, vous êtes déjà engagés dans une démarche d'apprentissage continu, vous constaterez que le PMP® s'y intègre naturellement — et en amplifie la valeur.
Hélène CONDAT est certifiée PMP® (février 2026) et Lean Six Sigma Black Belt (Safran, 2021). Elle exerce des fonctions de PMO et de responsable de transformation dans des environnements industriels. Retrouvez-la sur LinkedIn : linkedin.com/in/helene-condat-44453b29